Les enfants, ces petits monstres pollueurs !

Par 17 mars 2018 juillet 9th, 2019 Blog à la une, Humeur
nounours qui sort les dents sur un chemin en terre

Quand on devient parent, tous nos principes écolo fièrement précédemment assumés volent en éclat. Voici venu le temps des couches jetables livrées par semi-remorques, et des gourdes de compote jetées aussi vite qu’elles ont été gobées !

Il y a un truc paradoxal dans la vie : au moment d’avoir des enfants, lorsque votre ventre s’arrondit et que vous réfléchissez aux prénoms possibles, surgit également une conscience écologique jusque-là plutôt discrète. Comment lui faire une purée de carottes sans l’intoxiquer aux pesticides ? Comment lui faire prendre un bain sans le recouvrir de perturbateurs endocriniens ? Comment lui permettre d’avoir toujours les fesses propres sans sacrifier la forêt amazonienne en couches jetables ? Les questionnements se multiplient et la prise de tête commence… Et, subrepticement, quelques petites modifications voient le jour dans votre mode de vie. « – Chérie, c’est quoi ces sacs en papier remplis de riz, de pâtes et de lentilles ? » « – Je suis allée faire les courses dans le nouveau supermarché qui vend tout en vrac. Faut arrêter avec tous ces emballages, quelle planète on va laisser à junior ? ».

bouteilles en plastique abandonnees dans la nature

Voilà, vous voyez un peu le truc ? Mais alors, vous dites-vous pourquoi « paradoxal » (c’est le 6 ème utilisé dans le post, je vous rappelle !) ? Ben oui, ça paraît tout à fait normal de faire plus attention à l’empreinte écologique de nos actes quand on va avoir un enfant, que vous vous dites… Et bien, NON ! C’est totalement idiot ! Car il n’y a pas plus pollueur qu’un enfant !

Deux enfants, 6 ans de couches jetables = 11 000 couches jetées dans la nature !

D’abord, je ne reviens pas sur le problème des couches. Mais si les couches, quoi ! Avec nos fils qui ont seulement 2 an et demi d’écart : Roméo s’est passé de couches la semaine où Marius est né. On a donc enchaîné. On a juste changé de taille. Et cela fait maintenant 6 ans – 6 ans ! – qu’on change des couches. A raison de 5 couches par jour, rien que pour notre famille, cela représente 11 000 couches. 11 000 couches ! A elles seules, les couches pour bébé représenteraient en France, 351 000 tonnes de déchets par an, 40 % des déchets d’un couple avec un bébé de moins de deux ans ! Sachant qu’elles sont majoritairement issus du pétrole et non recyclables… Et on parle des lingettes ?

Des vêtements devenus obsolètes à peine sortis du magasin !

Ensuite, il y a les vêtements. On n’imagine pas la vitesse à laquelle les enfants grandissent ! C’est ahurissant. La première année, vous achetez un body, vous lui mettez et le temps de le passer à la machine, il est déjà trop petit (et non, c’est pas parce que j’ai mis le programme 90 °) ! Quant aux chaussures, là c’est carrément qu’elles sont souvent trop petites déjà à l’achat. Oui, c’est difficile à expliquer mais je suis sûre que nombre de parents se reconnaîtront : combien de chaussures avons-nous choisi à leur pointure, essayées dans le magasins, et jamais pu les ré-enfiler une fois à la maison ! C’est l’un des nombreux mystères de la parentalité…

canette de soda usagee sur un sol

Je pourrais citer les jouets en plastiques de couleurs vives avec lesquels ils jouent une demie-minute puis qu’ils abandonnent dans un fond de panier sans jamais, JAMAIS, vouloir les reprendre en main – au risque de les faire hurler comme si on leur ôtait les incisives qu’ils n’ont pas encore. « Mais si regarde comme ce chat qui fait miaou dans toutes les langues quand tu lui caresse la tête est drôle ! ».

Briques de jus de fruits, gourdes de compote, goûters en sachets individuels… Je continue l’inventaire ?

On pourrait parler des gourdes de compotes qui contiennent 25 g de ce précieux nectar et qu’ils gobent par boîte de 20 à chaque goûter, les petites briques de jus de pommes bio qu’ils boivent avec un certain plaisir, alors qu’ils boudent la grande sœur d’1 litre et demi. On pourrait parler des petits suisses (y a le plastique, le papier tout autour qu’on enlève avec les doigts, l’aluminium du dessus pour… une cuillère de fromage frais)…

Il y a aussi les blocs de papier qui servent à exercer leur créativité. « Non Marius, cette feuille 21 x 29,7 n’est pas à mettre en boule à la poubelle juste parce que le coin est un peu plié », les mono-doses de sérum physiologique en plastique qu’on utilise après leurs 5 ans passés pour leur nettoyer une poussière dans l’œil…

peluche panthere rose allongee avec bouteilles sur voie publique

Consommer durablement pour ses enfants : une nécessité si l’on veut cesser de culpabiliser !

Voilà, pas la peine d’en rajouter… Une fois parents, vous devenez écolo et les géniteurs des pires pollueurs de la planète. Un petit côté schizophrène pas simple à gérer. Alors, quand on peut acheter des vêtements pour enfants éthiques et écologiques, des jouets en bois issus de forêt gérées, des cosmétiques biologiques, des poupées et doudous fabriqués équitablement et des baskets assemblées par des personnes majeures, on limite un peu l’impact de nos rejetons sur l’environnement.

Aller, je suis curieuse de lire vos commentaires sur les petits côtés « eco-unfriendly » de vos chers petits…

2 Comments

  • Cha dit :

    Le fait de faire des enfants est déjà en soi anti-écolo. Nous sommes déjà si nombreux/ses ! Et en Occident nous consommons tant…

    • LIENARD Elodie dit :

      Bonjour Cha, je ne serais pas aussi extrême en matière d’écologie au point de me priver de ce si grand bonheur d’avoir des enfants. Mais je prends le parti d’en faire des êtres ayant l’impact environnemental le moins grand possible. C’est ma position, mais je comprends la votre…

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